Apparus durant le XVIIIe siècle, les puzzles sont au départ un moyen ludique d’apprendre la géographie. Avec de plus en plus d’adeptes et grâce à l’industrialisation de la fin du XIXe siècle, ils connaissent ensuite une immense popularité au XXe siècle.
John Spilsbury est un cartographe et graveur britannique né en 1739. Dans les années 1760, il met au point des dissected maps, autrement dit des cartes disséquées. Ces cartes en bois, découpées en plusieurs morceaux, sont un moyen d’apprendre la géographie.
Il crée huit cartes différentes du monde : trois cartes de pays et de régions (Angleterre et Pays de Galles, Écosse et Irlande), quatre des continents (Europe, Asie, Afrique et Amérique) et une carte du monde.
Spilsbury les produit au départ pour ses élèves, puis il lance son entreprise et remporte un certain succès. Ces premières cartes en bois, coûteuses, sont plutôt achetées par la haute société.
Le mot puzzle apparaît un peu plus tard au XIXe siècle. Produits en bois, les puzzles coûtent assez cher à créer. L’industrialisation du XIXe siècle fait baisser les coûts, et d’autres motifs commencent se retrouver à la place des cartes (animaux, paysages, etc.).
Le mot puzzle signifie énigme en anglais. Les puzzles s’appellent alors Jigsaw Puzzle à la fin du XIXe siècle. Jigsaw signifie scie sauteuse, et fait donc directement référence à la fabrication de ce genre de jeux d’énigme. Le mot s’est ensuite internationalisé.
Un premier engouement pour les puzzles s’observe aux États-Unis durant les années 1907-1911. Les puzzles commencent à atteindre d’autres couches de la société, et non plus uniquement les élites. Les bibliothèques prêtent des puzzles, et le fabricant de jouets Parker Brothers cherche à en créer en masse.
Au niveau de l’industrialisation, de nombreux changements font drastiquement baisser le coût de fabrication. Les usines sont plus grandes, les scies à chantourner remplacent les scies sauteuses, les techniques d’impression changent. La matière des puzzles évolue également. On passe du bois au contreplaqué, puis au carton, bien moins cher et plus simple à couper…
Ensuite, les puzzles ne cesseront d’évoluer. Motifs, nombres de pièces, puzzles en 3D, puis numériques… Aujourd’hui encore, les puzzles continuent, sous diverses formes, à amuser petits et grands.
Mots-clés: Anecdotes historiques; Jeux
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